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ESQUISSE DE LA STRATÉGIE DU PGCpar le Dr. Phil Bartletraduit par Marie-Laure Rossrévisé par Gabrielle ThevenonAdaptée de la Stratégie de gestion communautaireCe document est, pour l’essentiel, présenté sous une forme raccourcie de façon à réaliser une esquisse concise. Pour plus de détails sur chaque sujet, voir La stratégie expliquée.Introduction : La stratégie PGC est composée de trois parties, comme un mouvement en tenailles dans une campagne militaire, qui se complètent les unes les autres. Ces trois parties sont (1) La promotion de la participation communautaire (y compris le cycle de la mobilisation), (2) La gestion communautaire (incluant la formation en gestion pour la restructuration institutionnelle), et (3) La promotion d’un environnement favorable (incluant les conditions gouvernementales et non gouvernementales qui régissent et influencent les communautés). L’esquisse de stratégie décrite ici commence par une description des éléments qui sont généraux et vont au-delà de ces trois parties. Elle inclue les facteurs qui demanderaient des variations de la stratégie dans son ensemble. Elle se poursuit par la description de la nature spéciale de la formation dans cette stratégie (affectant les trois parties). Dans l’ensemble un facteur important est le sexe (sensibilisation et amélioration de l’équilibre entre les sexes), que l’on retrouve dans les trois parties. On continue par une liste des éléments de chacune des trois sections. Ceci est délibérément court et épuré pour vous permettre d’obtenir une image complète de la stratégie dans un seul ensemble. Une description plus complète, « La stratégie expliquée », est disponible. Variations dans la stratégie : La stratégie a varié selon la situation et par rapport aux divers facteurs qui affectent le renforcement de la communauté et l’élimination de la pauvreté. Ces facteurs sont les suivants :
Formation : Une caractéristique importante de la stratégie qui se retrouve dans toute la formation (l’apport central du PGC), était le fait qu’elle se présentait sous une forme non formelle, non orthodoxe et en fonction de la demande. Elle mettait l’accent sur le travail, était orientée vers le contexte, de façon non scolaire et sous la forme d’un apprentissage participatif et non de cours ou d’exposés. Cela inclut des objectifs orthodoxes d’apprentissage (par exemple transfert de compétences, encouragement, communication d’informations, et développement de la conscience) à l’attention des participants individuels, et un but supplémentaire, non orthodoxe : l’organisation ou la réorganisation du groupe, puis la mobilisation en vue de l'action afin d’améliorer sa compétence et son efficacité. Equilibre entre les sexes : Dans les trois éléments principaux, et à tous les niveaux de mise en oeuvre, la stratégie a engendré un équilibre entre les sexes de façon proactive. Ceci était basé sur quelques principes. Le premier était justifié par le droit des personnes de participer sans distinction de sexe (et d’autres caractéristiques). Des raisons politiques et économiques s'appliquent aussi ; l’économie ne fonctionnera pas de façon optimale si 50 pour cent de la population est systématiquement exclue, et le fonctionnement d’un bon système de gouvernement est entravé par une exclusion semblable. Les trois parties suivantes : A, B, et C, identifient brièvement les trois composantes principales de l’ensemble de la stratégie. Partie A : La participation communautaire : La stratégie était basée sur le précepte que la participation de tous les membres d’une communauté cible est essentielle pour réduire la pauvreté tout en renforçant la communauté. Bien qu’il existe plusieurs interprétations du terme « participation, » dans le contexte du PDC il signifie spécifiquement la participation de l'ensemble de la communauté (et non pas seulement de certaines parties de la communauté) à la prise de décisions : à l'évaluation de la situation (besoins et potentiels), à la détermination des problèmes prioritaires et des objectifs, à la planification des actions, à l'exécution et au contrôle de celles-ci et à l'évaluation de leurs résultats. Cela signifie que la communauté dans son ensemble assume la responsabilité de son développement (et ne la laisse pas entre les mains d'une partie extérieure). Alors que les contributions sous forme de ressources (par exemple les dons, le travail public, les fournitures) peuvent faire partie de cette participation et alors que le dialogue avec les agences externes sont encouragées, nous insistons sur le fait que le terme « participation » est beaucoup plus large et couvre beaucoup plus que le concept de « contribution » ou de « concertation. » Promotion de la participation communautaire : La stimulation et l’encouragement d’une communauté à son propre processus décisionnel est un processus répétitif. Ce processus est souvent appelé cycle de mobilisation, cycle de résolution de problèmes ou cycle de développement communautaire. La liste suivante indique les principales étapes du cycle :
[** Fait aussi partie de la formation en gestion décrite ci-dessous. ]. La liste mentionnée ci-dessus n’est pas une liste éclectique d’activités. Chaque étape est reliée aux précédentes et aux suivantes, et au cycle dans son ensemble. Il existe un ordre logique et fonctionnel dans les étapes. Chaque fois que le cycle se répète, cela se fait sur la base d’évaluations réalisées pendant le cycle précédent, et se construit sur les résultats du renforcement qui a déjà eu lieu. Le changement social tendant au renforcement des communautés : A l’instar du cycle d’intervention décrit ci-dessus, plusieurs autres éléments de la stratégie tendent au renforcement communautaire et à la réduction de la pauvreté, mais ils débutent à différents moments en fonction des changements de situations. Ceux-ci incluent :
Les objectifs de mobilisation à développer dans une communauté peuvent varier de l’une à l’autre. Néanmoins, parmi les éléments communs on trouve : élimination de la pauvreté, bonne gouvernance, changement de l’organisation sociale (développement), construction des compétences de la communauté, renforcement du pouvoir des personnes à faibles revenus et marginalisées et amélioration de l’équilibre entre les sexes. Partie B : Gestion communautaire : Basée sur la promotion orthodoxe de la participation communautaire et les interventions de développement communautaire, la stratégie approfondit celles-ci avec l’introduction de la «gestion communautaire. » Alors que l’élément principal de cette dernière est la formation, la formation va au-delà de l’objectif orthodoxe de la formation, c’est-à-dire le transfert des compétences aux élèves. La formation à la gestion inclut aussi le développement de la conscience, le transfert d’informations et l’encouragement. De façon plus importante, cela inclut le renforcement de l’organisation. Là où aucune organisation n’existe, cela crée de nouvelles structures conçues pour obtenir les résultats visés par la communauté ; là où une organisation existe déjà, cela la restructure dans le but d'augmenter l’efficacité de l’obtention des objectifs générés et choisis par la communauté. L’organisation (ou la ré-organisation) est un produit de la formation à la gestion elle-même (semblable à l’organisation syndicale), et est construite sur les quatre questions de gestion centrales (Que voulons-nous ? Qu’avons-nous ? Comment utilisons-nous de la meilleure façon possible ce que nous avons pour obtenir ce que nous voulons ? Et que se passera-t-il quand nous le ferons ?) La formation à la gestion communautaire : La formation à la gestion pour le renforcement des communautés doit être intégrée à la promotion de la participation communautaire et au cycle de mobilisation. La formation est conçue pour organiser et transférer des compétences. Elle inclut les éléments suivants :
Alors que les éléments de la formation à la gestion ci-dessus visent principalement au renforcement de la communauté et à la réduction de la pauvreté au niveau de la communauté, des éléments supplémentaires sont visés pour réduire la pauvreté au niveau privé ou de l’entreprenariat individuel par la formation et le renforcement des micro-entreprises. Ceux-ci incluent :
Contrairement au cycle de mobilisation décrit précédemment, tous les éléments de ces deux listes n'ont pas besoin d’être mis en oeuvre en relation avec les éléments suivants ou précédents. L’ordre de la liste est simplement approximatif et devrait varier en fonction des évaluations courantes des forces, des faiblesses et des besoins. Instruments de formation à la gestion : Les groupes-cible pour la formation au management telle que présentée ci-dessus incluent plusieurs groupes communautaires et plusieurs catégories de personnes. La stratégie inclut le développement, la localisation et la réplication de plusieurs instruments appropriés à ces cibles. Ceux-ci incluent :
Ces instruments sont conçus pour la nature spéciale de la formation à la gestion communautaire, c’est-à-dire qu’ils visent plus que le transfert de compétences, le partage d'informations, le développement de la conscience et l'encouragement. Elle (FG = la formation à la gestion) est aussi utilisée dans cette stratégie comme un moyen d'organiser, de réorganiser ou de développer et d’améliorer les structures nouvelles ou existantes. Partie C : Un environnement favorable : Le renforcement des communautés et l’élimination de la pauvreté n’existent pas dans le vide. L’environnement ─ non seulement écologique mais aussi social, économique et politique ─ autour de chaque communauté affecte le niveau de renforcement communautaire et les stratégies qui permettent d’atteindre ce renforcement. Afin d’atteindre ce renforcement communautaire, la stratégie comporte un troisième élément majeur, pour travailler en direction d’un environnement qui rend possible l'amélioration de l’entraide, les actions vers l’indépendance, le renforcement communautaire et l’élimination de la pauvreté en se basant sur une approche communautaire. Les éléments de soutien d’un gouvernement propice incluent les suivants :
Les stratégies suivantes d'amélioration de l’environnement dans le but de faciliter le renforcement de la communauté et la réduction de la pauvreté sont groupées en trois sections : (1) le gouvernement central, (2) les niveaux variés de gouvernements de district et locaux, (3) l'environnement non-gouvernemental. Le gouvernement central et la facilitation : La stratégie de facilitation met l'accent sur l’assistance aux réformes et à l'amélioration. Dans le cas d’un gouvernement fortement centralisé, par exemple, qui a la volonté de décentraliser, l’assistance porte sur l’initialisation de la décentralisation. Si le gouvernement a déjà commencé un processus de décentralisation, l'assistance est alors plus pragmatique et spécifique au pays. Elle s’applique alors à la démocratisation, à la délégation de l’autorité financière, à la décentralisation des ministères de développement, et les autres réformes qui s’appliquent, à la modernisation et à la réalisation de modifications appropriées de la part du gouvernement central. Les éléments et les instruments suivants sont inclus dans la stratégie :
Le soutien et l’assistance à un gouvernement central, conduisant à des changements de lois, de règlements et de procédures, forment seulement une partie de la stratégie de promotion d’un environnement favorable au renforcement de la communauté et à l’élimination de la pauvreté. Ils doivent être accompagnés par un soutien supplémentaire aux autorités de district et locales qui sont les plus proches des communautés-cible, et aux organisations non gouvernementales, qui, toutes deux, font partie de l’environnement social, économique et politique des communautés cibles. Rôles des gouvernements de district et locaux : Lorsque le gouvernement central transmet l’autorité, le pouvoir de décision et le contrôle financier aux districts, le pouvoir de ces administrations et gouvernements de districts doit être en même temps renforcé. S’il doit y avoir décentralisation, cela ne doit pas être une décentralisation de tyrannie. De même qu’elles reçoivent des compétences supplémentaires (et des ressources humaines compétentes), les autorités de district devraient être familiarisées au processus de gestion et de planification participatives, aux compétences requises pour instaurer un dialogue avec les communautés et sa facilitation, et à d’autres éléments contribuant à rendre l’environnement porteur et favorable. La stratégie inclut :
Au niveau du district (ou équivalent), il existent trois principaux types de personnes qui ont de l’influence sur les communautés et qui sont des cibles pour l’encouragement et la formation dans les méthodes participatives : (1) les fonctionnaires de district, (2) les chefs de district et les politiciens, et (3) les spécialistes techniques (souvent appelés « technocrates » parce que la source de leur autorité et de leur influence provient de leurs compétences techniques). La nature de leur transformation de « fournisseur » en « facilitateur » varie en fonction de la source de leur pouvoir. L’environnement non-gouvernemental : Alors que les organisations elles-mêmes doivent opérer dans un contexte principalement mis en place par le gouvernement, elle peuvent aussi faire partie de l’environnement global des communautés, en fonction de la législation et des pratiques qui leur permettent d’agir. Si elles peuvent agir dans une atmosphère de tolérance bienveillante, elles ont un potentiel en tant que force majeure de développement participatif. Cependant elles requièrent de l’assistance, afin d’éviter de travailler à contre sens et de ne pas gêner une approche intégrée au développement du pays. Les ONG internationales ont, comme contribution majeure, des ressources (principalement financières et des compétences), alors que les ONG locales et nationales contribuent au processus d’engagement civique démocratique, particulièrement dans la défense des intérêts et des droits humains. La stratégie inclut :
L’objectif global est d’atteindre un environnement qui conduira les ONG à une forme de partenariat avec tous les niveaux de gouvernement, les communautés et le secteur privé, en mettant l’accent sur leurs différentes forces tout en contribuant à un développement social viable du renforcement d’une communauté à faibles revenus et à l’élimination de la pauvreté. Résumé : La stratégie du PGC pour le renforcement des communautés à faibles revenus et l’élimination de la pauvreté comprend trois parties : le renforcement communautaire, la formation à la gestion et le développement d'un environnement favorable ou porteur. Elles sont mises en oeuvre comme un tout, intégrées les unes aux autres, et flexibles pour s’adapter aux différentes situations. ––»«––Atelier de formation à la gestion : © Droits d'auteur 1967, 1987, 2007 Phil Bartle
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